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Paysagiste Saint-Vincent-de-Tyrosse : prix création jardin
Créer un jardin sur terrain nu à Saint-Vincent-de-Tyrosse : budget poste par poste, terrassement, clôture, terrasse, gazon, et ce qui fait varier le devis.
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Saint-Vincent-de-Tyrosse tient un rôle de bourg centre entre l’océan et l’intérieur : un quart d’heure des plages de Capbreton et de Hossegor, vingt minutes de Dax et des premières ondulations de la Chalosse. Cette position se lit directement dans les jardins. Les parcelles livrées par les lotissements sortis ces dernières années tournent le plus souvent entre cinq cents et mille cinq cents mètres carrés, remises nues, nivelées grossièrement, sans un arbre ni une clôture. Le sol, lui, hésite entre deux mondes : moins purement sableux que sur le cordon littoral de Seignosse, plus tenant dès que l’on remonte vers Josse ou Saint-Jean-de-Marsacq. Chiffrer une création complète sur un terrain nu demande de dérouler chaque poste séparément, du terrassement aux plantations, plutôt que de raisonner en prix au mètre carré global.
Ce que le terrain tyrossais impose avant le premier coup de pelle

Le sous-sol de la Maremne reste dominé par un sable filtrant, acide et pauvre en matière organique, cousin de celui du Marensin voisin. L’eau y descend vite, ce qui évite les flaques hivernales mais épuise le moindre gazon dès la mi-juillet. Vers l’est, en approchant des barthes de l’Adour et des terres plus lourdes de la Chalosse, les profils changent : nappe haute en hiver, terrain collant au printemps, portance faible pour un engin. Deux parcelles distantes de trois kilomètres n’appellent pas le même terrassement, et un devis sérieux commence par un sondage à la pelle plutôt que par un catalogue.
S’ajoute la question du remblai. Les plateformes de lotissement ont presque toujours reçu les terres de déblai issues du terrassement des maisons, mises en place sans compactage soigné. Ce matériau continue de tasser douze à dix-huit mois. Poser une terrasse ou semer un gazon fin trois semaines après la remise des clés revient souvent à reprendre une partie du travail la saison suivante.
Vient enfin la matière vivante. Un sable brut ne porte ni un gazon dense ni un massif structuré : il faut un apport de terre végétale amendée sur quinze à vingt-cinq centimètres dans les zones plantées, sujet détaillé sur la page consacrée à la terre végétale et aux amendements. Les pins maritimes conservés sur la parcelle méritent un examen honnête avant travaux : séquelles de la tempête Klaus de janvier 2009 encore lisibles sur certains sujets, nids de chenille processionnaire à traiter en amont, racines traçantes de surface qui interdisent de décaisser au pied.
Le budget d’une création complète, poste par poste
Les fourchettes ci-dessous correspondent au marché landais de 2026, pose comprise, fournitures et main-d’œuvre incluses, pour un jardin pavillonnaire de sept cents à mille mètres carrés autour d’une maison neuve. Elles cadrent un ordre de grandeur, elles ne remplacent pas un métré sur place.
| Poste de travaux | Base de calcul | Fourchette 2026 |
|---|---|---|
| Terrassement, nivellement, décapage | surface travaillée | 8 à 22 €/m² |
| Évacuation des terres excédentaires | volume évacué | 35 à 70 €/m³ |
| Clôture périmétrique | mètre linéaire | 55 à 200 €/ml |
| Portail et portillon | forfait | 1 500 à 5 000 € |
| Terrasse bois sur lambourdes | surface de terrasse | 120 à 230 €/m² |
| Allée carrossable stabilisée | surface d’allée | 45 à 95 €/m² |
| Apport de terre végétale | volume livré et épandu | 35 à 65 €/m³ |
| Engazonnement par semis | surface engazonnée | 6 à 12 €/m² |
| Placage de gazon en rouleaux | surface engazonnée | 14 à 22 €/m² |
| Arrosage automatique enterré | surface arrosée | 8 à 16 €/m² |
| Haie persistante en limite | mètre linéaire planté | 40 à 95 €/ml |
| Massifs, arbres et paillage | surface de massif | 45 à 90 €/m² |
Reconstituée sur une parcelle réelle, l’addition parle mieux qu’une moyenne. Pour huit cents mètres carrés autour d’une maison neuve tyrossaise, avec soixante-cinq mètres de clôture, une terrasse de trente mètres carrés en pin classe 4, quatre cents mètres carrés de gazon semé, une haie de trente mètres et deux massifs plantés, le devis complet s’établit couramment entre 22 000 et 45 000 € selon les finitions retenues. La même parcelle traitée en version sobre, grillage rigide destiné à se végétaliser, terrasse réduite à vingt mètres carrés, gazon semé sans réseau enterré, redescend vers 13 000 à 18 000 €. La logique de chiffrage d’un aménagement paysager landais reprend ce découpage ligne à ligne.
Deux postes concentrent les écarts. La terrasse d’abord, dont le prix au mètre carré double entre un platelage en pin maritime autoclave issu des scieries locales et un bois exotique ou un composite haut de gamme, comparaison détaillée sur la page terrasse en bois dans les Landes. L’arrosage ensuite : sur des sols aussi drainants, un gazon sans réseau enterré tient rarement une saison estivale entière, surtout les années où les arrêtés préfectoraux de restriction d’eau tombent dès la première quinzaine de juillet.
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Accès, évacuation des terres et dénivelé : les trois lignes qui bougent
Deux jardins de surface identique, distants de cinq cents mètres, affichent parfois trente pour cent d’écart sur le devis final. Les responsables sont presque toujours les mêmes.
L’accès camion vient en tête. Une parcelle d’angle où un porteur de vingt tonnes se gare devant le portail permet de livrer terre, sable et matériaux en une seule rotation. Une maison en second rang, desservie par une servitude de trois mètres bordée de murets, impose de tout reprendre au dumper ou à la brouette. Le poste manutention pèse alors autant que la fourniture qu’il transporte.
L’évacuation des terres arrive ensuite. Creuser une terrasse, une allée et des massifs génère vite quarante à quatre-vingts mètres cubes de déblai. Réutiliser ces terres sur place, en modelé ou en rattrapage de niveau, coûte nettement moins que les charger et les porter en filière agréée. Encore faut-il qu’elles soient saines et que le plan de masse ménage un endroit où les recevoir.
Le dénivelé réel ferme la liste. Les plateformes tyrossaises paraissent plates au premier regard, mais une pente de deux à quatre pour cent sur trente mètres représente déjà soixante centimètres à reprendre. Passé ce seuil, l’arbitrage se joue entre un modelé doux, plus économe, et un véritable ouvrage de retenue, question traitée du côté des soutènements en bois pour jardin.
| Configuration du chantier | Effet observé sur le devis |
|---|---|
| Accès direct camion, terrain plat | situation de référence |
| Accès étroit, reprise au dumper | + 10 à 20 % |
| Évacuation en filière de 50 m³ | + 2 000 à 3 500 € |
| Pente de 60 cm à rattraper sur 30 m | + 15 à 30 % |
| Réseaux enterrés à repérer et protéger | + 500 à 1 500 € |
Ces trois lignes se lisent sur place en une visite. Elles expliquent la quasi-totalité des différences entre deux devis portant pourtant sur le même programme.
Mener le chantier en une ou deux tranches

Peu de familles engagent la totalité d’un coup, et ce découpage se pilote très bien. La première tranche regroupe ce qui touche au terrain et aux réseaux : terrassement, nivellement, clôture périmétrique, allée d’accès, structure de terrasse. Ce sont les travaux qu’il serait coûteux de reprendre plus tard, parce qu’ils engagent un engin et qu’ils traversent le jardin de part en part. Laisser des fourreaux en attente pour l’eau et l’électricité pendant cette phase évite de retrancher un gazon deux ans après pour un simple câble de programmateur.
La deuxième tranche rassemble ce qui vit et se rattrape : engazonnement, haie, massifs, arrosage automatique, éclairage extérieur. Elle représente souvent trente à quarante pour cent du budget global et se cale sur la saison plus que sur la trésorerie. Les plantations d’arbres et d’arbustes en racines nues se placent de novembre à mars, hors gel. Un semis de gazon réussit mieux en septembre ou début octobre, quand le sable garde encore de la chaleur et que les pluies océaniques reviennent, qu’en plein mois de mai.
Un délai de six à douze mois entre les deux tranches présente un avantage discret : le remblai finit de tasser, les points bas se révèlent après un hiver de pluies, et le plan de plantation se corrige sur des observations réelles plutôt que sur un plan de vente. Sur le secteur de Saint-Vincent-de-Tyrosse et des communes voisines, Saubion, Angresse, Bénesse-Maremne ou Saint-Geours-de-Maremne, les carnets de commande des paysagistes se remplissent dès février pour la saison de printemps. Faire chiffrer les deux tranches ensemble, quitte à n’en signer qu’une, reste la façon la plus sûre de connaître le coût total avant de commencer.